Pour la promotion de projets sociaux et culturels à Madagascar

 

 

 

 

En 2019, pour avoir franchi le cap des 100.000 exemplaires en nombre de tirage total avec ses petits livres de contes traditionnels malgaches, Madagasikara Namako a organisé une petite foire du livre le 2 et 3 août à Analakely/Antananarivo.

Notre travail est ralenti ou suspendu pendant la pandémie (III-20 à IX-21).

 

 

 

 

 

 

Il reste beaucoup à faire à Madagascar ...
Colonie française jusqu'en 1960, Madagascar a sombré longtemps dans un sommeil léthargique sous un régime qui se disait socialiste (plus tard écologique). La population, avec un taux de croissance parmi les plus élevés du monde et 30 ans de stagnation ou baisse économique, s'appauvrissait de plus en plus. Aujourd'hui encore, les salaires sont extrêmement bas: le salaire minimum est de 20 Euros par mois, un ouvrier gagne environ 1,5 Euros / jour. La moitié de la population qui compte aujourd'hui 24 millions d'habitants a moins de 18 ans.
Suite aux élections de 2002, un changement de pouvoir eut lieu dans des conditions dramatiques. Le nouveau gouvernement, orienté vers une économie de marché, s'était lancé dans une course au développement à l'exemple des "états tigres" asiatiques. Les taux de croissance économique étaient prometteurs; mais l'ensemble des couches sociales simples n'avait pas ressenti les effets du progrès dans les premières années. Le mécontentement  s'était amplifié dans d'autres groupes, ce qui entraîna  le renversement du gouvernement au début de l'année 2009. L'isolement politique sur la scène internationale, l'arrêt et le recul du développement en cours en sont les conséquences. Selon les rapports de la Banque Mondiale, Madagascar affiche un des taux de pauvreté le plus élevé dans le monde.

L'éducation scolaire s'est considérablement dégradée, le nombre d'analphabètes s'accroît.
En outre, des années de laisser-aller, une mentalité encore inadaptée aux exigences d'une économie moderne ainsi qu'une instabilité politique font qu'il est extrêmement difficile de faire face à la mondialisation, de devenir concurrentiel sur le marché mondial et d'améliorer le niveau de vie.
Le travail sur tant de "chantiers" de la société malgache ne permet pas d'investir suffisamment de moyens et de temps dans beaucoup de domaines sociaux et culturels: les conditions carcérales dans les prisons malgaches, objet de critique de la Croix Rouge Internationale et de l'Union Européenne depuis des années, en sont  un exemple.